Anciens élèves de l’école de laiterie de Grangeneuve

Sortie en Savoie 2014

vendredi 29 août 2014, par Jérôme Cantin

Voyage et découverte en Haute-Savoie.

 

En ce mercredi 27 août 2014, près de 90 anciens de l’Ecole de l’Industrie Laitière de Grangeneuve Posieux, (épouses et amies comprises) se rassemblent sur le parking d’Espace-Gruyère ! Après les accolades, nous quittons la verte-Gruyère et Bulle vers 06h40, avec deux somptueux cars de la maison Buchard SA (succ. Ecuvillens FR) sous un ciel pas trop clément. Quelques gouttes se manifestent encore jusqu’à Châtel-Saint-Denis. Puis les premier rayons de soleil se dessinent déjà sur les Alpes Savoyardes.

"La pluie du matin n’arrête pas un pèlerin en si bon chemin."

Nous filons en direction de Lausanne en surplombant les vignes dorées du Lavaux. Puis en direction de la Côte et nous voilà aux portes de Genève et bientôt nous nous trouvons sur l’aire du poste de douane de Bardonnex et nous poursuivons notre chemin sur le nouveau tronçon de l’autoroute Genève-Annecy-Grenoble. Nous sortons à Allonzier, puis en direction de Groisy. Nous approchons de ce beau village et un panneau nous indique la ferme des frères Rafin.

Vient la visite et la thématique de l’exploitation, le processus sur la fabrication de la tomme fermière AOP ainsi que le soutien professionnel et technique de l’Ecole de Bonneville. Suivi d’un moment très convivial, la dégustation de la tomme fermière avec un vin rouge de la région et un pain paysan, sans oublier la présence d’un café-croissant, ceci bien sûr avec la visite des étables et des installation de traite automatiques (système Lely), ainsi que la fabrication de la tomme fermière, l’affinage et la vente au détail, les 120 vaches de la race Montbéliarde et son élevage, également l’approvisionnement en fourrage selon les saison, avec un contrôle sanitaire et cahier des charges.

 

Nous quittons la ferme des frères Rafin de Groisy, avec un petit pincement au cœur et nous voilà à nouveau sur l’autoroute pour sortir à Annecy-Est. Puis nous entrons dans le défilé sauvage des gorges du Fier (rivière étroite et encaissée) où, en contrebas, le murmure de la rivière s’accroche aux pierres verdoyantes de mousse et aux blocs de rochers hérissés. A la hauteur de Thônes, nous prenons la vallée du Nom et à Saint-Jean de Sixt, la route vers la Clusaz, en ce lieu champêtre et touristique. Puis devant un hôtel de la Clusaz, nous attend le fils Mikael de la famille Donael.

Accueil et bienvenue nous adresse Mikael, avec des informations sur le déroulement de la journée. Ensuite, nous prenons la télécabine de Beauregard et nous embarquons pour la station terminus, La Perrière, sous un ciel radieux. Pour les personnes à mobilité réduite, une voiture les conduit directement à la ferme-auberge Les Corbassières. Une vue imprenable s’ouvre devant nous sur la chaine de l’Aravis et en face le Grand-Bornand, puis vers le col de la Colombière. La région est truffée, par des chalets en mélèze de plus de trois siècles, ainsi que s’harmonisent les découpes rocheuses aux couleurs argentées du massif alpin. Nous poursuivons notre chemin dans un écrin sylvestre, d’épicéas, de mélèzes, de pins, de sapins et de feuillus. Et au-dessus voltigent les seigneurs alpins. Puis une rencontre familière d’un troupeau de la race Abondance.

Après 30min de marche, nous voilà arrivons à la ferme-auberge. Marie-Louise Donzel, la fermière, nous donne un historique de son alpage, ainsi que la méthode fabrication du Reblochon de Savoie, AOP depuis 1958. Vint un moment précieux, l’apéritif et le repas de midi, une bonne surprise : le reblochon aux pommes-de-terre. Nous terminons cette journée sur un air d’accordéon du patrimoine Savoyard. le chemin du retour approche avec une journée de cartes postales et de souvenirs précieux, et à bon port, nous arrivons à Bulle vers 20h.

 

 

Histoire et Patrimoine

 

La Haute-Savoie a une riche histoire. Vers le 6ème siècles, des peuplades occupent la région du Rhône, les hauts de l’Isère, le Dauphiné. Ce sont les Francs, les Fransalpinos. Cette contrée alpestre devient dès le 11ème siècle la Maison de Savoie, y compris une partie de la Romandie, le Piémont-Turin et également le Val d’Aoste et le Valais. La résidence des Ducs et Comtes se Savoie dès 1232 à Chambéry, puis à Turin et la Savoie est rattachée à la France en 1860.

Des conflits surgissent avec Genève entre les évêques et les Ducs de Savoie. Une alliance voit le jour avec les Confédérés : Fribourg et Berne de 1519 à 1526, puis la Réforme s’installe en 1536 par Jean Calvin. L’évêque quitte Genève pour Annecy, la vatholique. Alors une revanche surgit très rapidement le 11 décembre 1602. Les Savoyard, sous le commandement d’Albigny, du Duc Charles-Emmanuel I, prennent Genève en tenaille. Malheureusement leur entreprise est un échec total car les Genevois, durant la nuit, déroutent les soldats avec des marmites d’huile bouillante.

Et d’autre événements tragiques touchent la Savoie durant la seconde guerre mondiale, Sous l’occupation Allemandes : le bombardement de Saint-Gingolph, le massacre du plateau de Glières de la résistance et les déportations. Un lieu du souvenir se trouve à Thônes, où repose 105 combattants et maquisard.

Le patrimoine savoyard compte des valeurs importantes au niveau des Alpes : châteaux, musées, demeures patriciennes, couvents, traditions, architectures, gastronomies, monuments historiques, tourisme, centres thermaux, terroirs, artisanat, forts militaires et autres. Nos ancêtres, les Romains, les Germains et le Frances ont laissé leurs empreintes dans les Alpes, également les moines et le religieux, par le génie, l’invention et le savoir-faire sans oublier nos contemporains du 19ème siècles, dans notre civilisation aux multiples facettes, afin de protéger cet héritage et ce patrimoine, pour le bien de notre jeunesse.

 

 

Géographie et Tourisme

 

La Savoie est située dans la chaîne des Alpes, au Sud-ouest, avec son point culminant : le Mont-Blanc à 4807m. Le massif alpin s’étend sur plus de 1000km, de la Méditerranée jusqu’^’aux portes de Vienne en Autriche, en passant par la France, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, le Liechtenstein, l’Autriche et la Slovénie. Plus de 5000 km de chemins pédestres et de randonnées parcourt les montagnes. Nous trouvons les mêmes coutumes, traditions folkloriques. Sauf le langue change. Les alpins parlent le français, l’allemand, l’italien, le slovène, et quelques vallées alpestres, le rétho-romanche. Il existe encore une tribu (les Walsers) qui dès le 13ème siècle, quittèrent la vallée de Conches (Haut-Valais) sur le chemin de la transhumance pour des raisons climatiques, surtout en hiver. On les trouvent encore en Italie dans le Val Formazza (Pomatthal en allemand) en dessus de Domodossola, mais aussi en Suisse, Tessin, Grisons, Saint-Gall, Liechtenstein et Vorarlberg.

les vois de communications sont nombreuses, les cols, les tunnels, le chemin de fer : les cols importants, la Forclaz, le Petit Saint-bernard, le Mont-Cenis, les Aravis, la Croix Fry, la Colombière. Les tunnels : Mont-Blanc routier, Fréjus routier et ferroviaire (liaison SNCF, Paris, Chambéry, Turin, Milan).

les Principales stations touristiques sont très bien implantées : Chamonix et le Mont-Blanc avec son Ecole de guides, Evian-les-Bains, Morzine, la Clusaz, Megève, Annecy et son lac, Aix-les-Bains, le Grand-Bornand, Avoriaz, le Mont-Salève, Thonon-les-Bains, Tignes, Chambéry et ses châteaux, la Chartreuse et ses liqueurs.

les vallées alpestres sont fréquentées en chaque saison, dans une nature encore vierge et sauvage dans certains endroits avec une faune et une flore encore sous la surveillance stricte et formelle afin d’éviter le gaspillage et une catastrophe naturelle, pour maintenir un équilibre dans le domaine touristique surtout dans les régions alpines pour que chacun puisse prendre conscience pour l’avenir.

 

 

 

Artisanat et industrie

 

Le massif Alpin fournit des matériaux très importants dans le domaine artisanal : le bois, la pierre, l’ardoise, le cristal et le fer. Des mines de fer furent exploitées. actuellement une mine de fer à ciel ouvert est encore exploitée en Autriche : la montagne du Eraberg en Styrie au Nord de Graz, qui alimente les Aciéries Voest Alpine à Linz, haute Autriche. De nombreux artisans sont encore actifs en Savoie : les bucherons, les scieurs de long, les charpentiers, les menuisiers, les tonneliers, les sculpteurs, les charrons, les sabotiers, les tavillonneurs, les charbonniers et autres. On trouve d’autre métiers comme dans le domaine de la pierre et de l’ardoise, ainsi que les forgerons, les maréchaux-ferrants, les fondeurs de cloches. Sur la rive gauche du lac d’Annecy, à Sévrier se trouve la fonderie Paccard, une entreprise encore artisanale depuis le 14ème siècle, auparavant à Annecy. Une visite s’impose avec son musée de la cloche et la plus lourde (42 tonnes) a été fondue par la Société Paccard. Elle sonne à Newport aux Etats-Unis depuis l’an 2000.

Pour les nostalgiques, visitez l’Ecomusée du bois avec ses moulins et scieries dans la vallée de Montremont dans la région de Thônes, avec démonstration.

Les Savoyards ont aussi une industrie très perfectionné : Dans la vallée de l’Arve de Chamonix à Annemasse, l’électronique et mécanique à Anecy, CHambery (industrie lourde et ateliers ferroviaires SNCF)

La production hydro-électrique (barrages-usines) est présente à Monteynard, Allemont, la Motte, la Bâthie, Tignes et de petites usines.

Le climat est aussi propice à la vigne, rive gauche du léman et sur les alentours du lac d’Annecy. l’arboriculture et la culture maraîchère dans la partie inférieure de la vallée de l’Arve est comparée au Valais, mais également dans une partie du Sud des Alpes, le Piémont, le Tessin, le Sud-Tyrol, ainsi que dans la région du Rhin, le Vorarlberg et Saint-Gall.

 

 

 

Résumé et Conclusion

 

Haute-Savoie ! Terre d’accueil, d’alpinisme, d’amitié et d’artisanat et avec tradition, transalpin, terroir et tourisme, dans les vallées, les villages, les villes et la vie champêtre, qui harmonisent parfaitement les habitants de ce massif alpin.

les bergers et les troupeaux font le même chemin chaque année, avec amour commun pour maintenir et garder une richesse combien précieuse dans chaque chaumière et le secret du cœur de chaque Savoyard.

 

Nos frères montagnards, depuis la nuit des temps, qui ont forgé l’histoire avec courage et savoir-faire de protéger la tradition et le patrimoine pour les générations, sur sol bien campagnard et aride, avec un terroir aux multiples goûts et saveurs alpestres du célèbre chef de cuisine et conteur bien connu sur les chaînes TV Marc Veyrat, dans le maillon gastronomique.

 

Pour citation, des villages portent des noms de familles, voire communs de chez nous : Ruffieux, Lachat, Gaillard et Lugrin. Ainsi que La Joux, Bernex, Lully, SIon, CHaumont, Hauteville, La Magne, Lossy, Epagny, Pringy, Le Châtelard, Le Châble, La Verrerie, Montagny, Vatton, Thusy, Jussy, Faverges et autres.

Des milliers de Savoyards trouvent des emplois dans les banlieues de Genève.

Avec cœur et remerciements aux organisateurs, initiateurs du voyages : Emmanuel Piller de Semsales et Jean-François Bielmann de Bulle.

Merci également au x chauffeurs Daniel Perrin et Jean-Luc Matti de la maison Buchard SA.

 

Le chroniqueur de la journée :

Michel-Pierre Defferrard

Chenens

Portfolio

©2019